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LIVRES ANCIENS & MODERNES

Vendredi 04 Décembre 2020 à 09h30

Lot 560
[NEY (Michel, Maréchal)]. Chambre des Pairs de France. Procès-verbal des séances relatives au jugement du...

[NEY (Michel, Maréchal)]. Chambre des Pairs de France. Procès-verbal des...
[NEY (Michel, Maréchal)]. Chambre des Pairs de France. Procès-verbal des...
[NEY (Michel, Maréchal)]. Chambre des Pairs de France. Procès-verbal des...

[NEY (Michel, Maréchal)]. Chambre des Pairs de France. Procès-verbal des séances relatives au jugement du Mal NEY. (Novembre et Décembre 1815). Paris, Didot l'Ainé, 1815.
In-8, cartonnage d'époque, dos lisse, pièce de titre de cuir bordeaux, titre doré. 150-8-24-25 pp. Deux étiquettes ex-libris gravées, une de la bibliothèque de Mr Le Comte Nicolas Vimar (Pair de France), l'autre Casenavii Equitis.
Ouvrage rare contenant le procès-verbal des séances relatives au jugement du Maréchal Ney, duc d'Elchingen, prince de la Moskowa, ex-Pair de France, du samedi 17 novembre au mercredi 6 décembre 1815.
L'histoire du palais du Luxembourg a été fortement marquée par ce procès, accusé de haute trahison après son ralliement à l'empereur Napoléon débarqué de l'île d'Elbe, en mars 1815, alors qu'il avait déclaré au roi Louis XVIII qu'il ramènerait l'usurpateur « dans une cage de fer ». Le palais est en effet le siège de la Chambre des pairs qui se constitue alors pour la première fois en Cour de justice, comme le prévoyait la Charte constitutionnelle octroyée par le roi Louis XVIII le 4 juin 1814, formation habituellement désignée comme la Cour des pairs. Le maréchal Ney y est jugé de manière expéditive et y vit ses derniers jours, avant son exécution, au petit matin, le 7 décembre 1815, avenue de l'Observatoire, où il y sera fusillé. (Sénat)
Provenance, intéressante pour cet exemplaire, de la bibliothèque du Comte Nicolas de Vimar, « fidèle aux Bourbons, il s'abstient de siéger pendant les Cent-Jours, il est en revanche élu comme représentant de la Seine-Inférieure à la Chambre, où il se montre parfaitement hostile à l'Empereur. Il limite son activité au comité de législation de cette chambre. Après Waterloo, devant l'avancée des Alliés, cette dernière nomme une députation pour présenter aux souverains coalisés la déclaration de ses principes, mais le comte Vimar n'accepte pas cette mission. Après le retour du Roi en juillet 1815, il réintègre la Pairie où il défend les libertés octroyées par la Charte, régime monarchique à l'anglaise qui fut toujours celui de ses voeux les plus chers. Au procès du maréchal Ney, il vote la mort comme 139 autres Pairs de France, 17 votent la déportation, 5 s'abstinrent de voter. »
« Si, par malheur pour l'honneur français, sa tête tombe sur l'échafaud, son sang imprimera la tache d'une éternelle réprobation sur le front de ses juges. » Paroles de Napoléon dictées au Général Montholon. Suivant l'exécution Napoléon écrira également : « La mort de Ney est un crime, un véritable déni de reconnaissance française. Le sang de Ney était sacré pour la France. [...] Mais Ney n'a point trahi le Roi. Son crime a été celui de trente millions de français ; car tous on abandonné le trône de la restauration à la vue du drapeau tricolore qui ramenait en France cette poignée de braves qui formait mon armée sur la plage de Cannes. Louis XVIII et ses émigrés se sont vengés sur Ney de la honte de leur fuite ».
Dos légt insolé, très légers frottés, sinon très bon exemplaire.

Estimation : 300 € à 400 €
Adjugé : 450 €

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