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Souvenirs de Martin-Guillaume Biennais, orfèvre de Napoléon 1er provenant de sa descendance

Mercredi 19 Janvier 2022

Vente aux enchères 19 janvier 2022


Une provenance exceptionnelle


La maison de ventes IVOIRE ANGERS dispersera environ 150 pièces provenant de la descendance de Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), l’orfèvre de Napoléon 1er. Une trentaine de lots sont signés, attribués ou à rapprocher directement de l’orfèvre, les autres pièces sont des objets de l’époque lui ayant appartenu ainsi qu’à sa descendance. Tous ces objets ont la même provenance que la fameuse feuille de laurier de la couronne du sacre de Napoléon vendu en 2017 pour 625.000€.

La vente rassemblera des pièces d’argenterie, des bustes de la série dite des Napoléonides représentant les membres de la famille impériale, ou encore des merveilles d’ébénisterie à l’instar de ce nécessaire de voyage en acajou signé comprenant un important ensemble d’ustensiles et pièces d’orfèvrerie en argent et qui témoigne de la qualité d’exécution qui caractérise sa production en tant que tabletier (estimation 20/25.000€). Trois bustes figurent dans la vacation, dont un rare modèle en cire rose représentant Joachim Murat, probablement le modèle précédant la fonte de celui conservé au musée Napoléonien d’Antibes et dans les collections de la princesse Napoléon à Prangins (estimation 8/12.000€).

Souvenirs de Martin-Guillaume Biennais<br />
Par descendance<br />
© DELOYS
Souvenirs de Martin-Guillaume Biennais
Par descendance
© DELOYS


Le destin de Guillaume Martin Biennais est l’un des plus étonnants de la période napoléonienne. Modeste artisan venu de sa province natale pour tenter sa chance à Paris, il deviendra, malgré les troubles de la Révolution, l’un des fournisseurs privilégiés de l’Empereur, de sa famille et de la cour impériale. Simple tabletier à l’origine, fabricant de petits objets en bois précieux et notamment des boîtes de jeux, il sait très tôt diversifier son activité en proposant également des boîtes en acajou contenant des nécessaires. C’est à cette occasion qu’il rencontre le général Bonaparte en lui vendant à crédit un nécessaire avant son départ pour la campagne d’Italie. Sa boutique rue Saint-Honoré Au Singe Violet offre alors à la nouvelle clientèle fortunée du Directoire de nombreux objets à la mode, tant de tabletterie, que d’ébénisterie. Il se présente alors comme « Marchand tabletier – ébéniste et éventailliste. Dès le Consulat, Biennais oriente sa production vers l’orfèvrerie et devient le fournisseur du Premier Consul aux Tuileries et à Saint-Cloud. Il restera pendant tout l’Empire le fournisseur de l’Empereur, de la famille impériale et des cours européennes.


Trois bustes inconnus redécouverts dans les collections familiales




Martin-Guillaume Biennais réalise, après le second mariage de l’Empereur, cette série de petits bustes représentant la famille impériale en bronze, presque tous dorés, de haute qualité de ciselure et d’une grande finesse d’exécution. Les trois modèles qui seront vendus par IVOIRE ANGERS/DELOYS, restés dans les collections familiales de l’orfèvre, étaient inconnus jusqu’à ce jour. Le Dr Guy Ledoux-Lebard1 a recensé vingt-huit exemplaires de ces bustes, notant également l’existence de modèles en cire rose de dimensions légèrement supérieures pour la fonte dont seuls trois sont référencés : Jérôme, Marie-Louise et Caroline. Les deux bustes en cire dispersés par IVOIRE ANGERS/DELOYS sont donc des redécouvertes. Par ailleurs, celui de Caroline Murat est signé de Joseph Antoine Couriguer, ce qui représente un éclairage inédit sur le mystère des artistes qui ont travaillé pour les Napoléonides de Biennais. La collection comprend aussi une autre variante des six autres bustes référencés de Caroline Murat en bronze doré, celle-ci étant taillée en hermès.

BIENNAIS, Martin Guillaume (1764-1843)<br />
Rare modèle en cire rose du buste de Joachim Murat au grand cordon. Socle acajou au Chiffre de Murat.<br />
Probablement le modèle précédent la fonte de celui conservé au musée Napoléonien d’Antibes.<br />
Estimation : 8/12 0
BIENNAIS, Martin Guillaume (1764-1843)
Rare modèle en cire rose du buste de Joachim Murat au grand cordon. Socle acajou au Chiffre de Murat.
Probablement le modèle précédent la fonte de celui conservé au musée Napoléonien d’Antibes.
Estimation : 8/12 000 €

IENNAIS, Martin Guillaume (1764-1843)<br />
BUSTE en bronze ciselé et doré, taillé en <br />
hermès représentant la princesse Caroline <br />
MURAT, sœur de l’empereur Napoléon Ier. <br />
Epoque Empire. <br />
H : 21,5 - Diam : 7,8 cm. Estimation <br />
12.000/15.000€
IENNAIS, Martin Guillaume (1764-1843)
BUSTE en bronze ciselé et doré, taillé en
hermès représentant la princesse Caroline
MURAT, sœur de l’empereur Napoléon Ier.
Epoque Empire.
H : 21,5 - Diam : 7,8 cm. Estimation
12.000/15.000€

COURIGUER Joseph Anton (1750-1830)<br />
probablement sur commande de Martin <br />
Guillaume BIENNAIS<br />
Buste en cire rose peinte couleur crème à <br />
sujet de la princesse Caroline MURAT<br />
H. buste : 11 cm. H totale : 25,5 cm. H avec <br />
Signé à l’arrière dans la cire «
COURIGUER Joseph Anton (1750-1830)
probablement sur commande de Martin
Guillaume BIENNAIS
Buste en cire rose peinte couleur crème à
sujet de la princesse Caroline MURAT
H. buste : 11 cm. H totale : 25,5 cm. H avec
Signé à l’arrière dans la cire « Couriguér F ».
Epoque Empire
Estimation : 8.000/12.000€


BIENNAIS, Martin Guillaume (1764-1843)<br />
RARE NECESSAIRE de voyage dans un coffret rectangulaire en acajou. Décor d’incrustations de laiton et intérieur comprenant un important ensemble d’ustensiles et pièces d’orfèvreries en argent. Signé sur la platine
BIENNAIS, Martin Guillaume (1764-1843)
RARE NECESSAIRE de voyage dans un coffret rectangulaire en acajou. Décor d’incrustations de laiton et intérieur comprenant un important ensemble d’ustensiles et pièces d’orfèvreries en argent. Signé sur la platine "Biennais orf . »
Dim. 12 x 26 x 37 cm.
Estimation : 20/25 000 €