SVV Hotel des Ventes de Nîmes

Françoise Kusel
Pierre Champion

Commissaires-priseurs

RETOUR SUR UN RÉSULTAT D'ENCHÈRE INÉDIT

Mardi 01 Juin 2021 à 16h55
Incroyable, les rééditions de miniatures Dinky Toys commanditées par Les Editions Atlas, sous la direction artistique et technique de Jean-Michel Roulet, historien de la marque depuis des lustres ont enfin acquis leur lettres de noblesse après avoir été si décriées par les « puristes », monomaniaques des anciennes produites à Bobigny ou Liverpool.
Petit rappel : en 2008 après une longue période de rumeurs selon lesquelles les Indéboulonables Dinky Toys seraient en voie de connaître une nouvelle fabrication, Les éditions Atlas annoncent à grands renforts d’encarts couleur dans les grands périodiques familiaux la réédition de la Citroën DS19 verte à toit blanc référence 24C. Effet d’annonce. Cette démarche, âprement décriée sonne pour certains l’imminent écroulement du marché des Dinky et pour d’autres une nouvelle ramification aux séries existantes.
Après ce test plébiscité par un public mélé d’anciens et nouveaux amateurs, la vraie série est lancée, avec un programme rythmé de 12 modèles par an. D’abord les séries 24 et premières 500, sans parties ouvrantes pour des raisons à la fois techniques mais aussi pour le premier public ciblé : la génération des baby boomers.
Aujourd’hui en 2021, toutes les séries Atlas sont achevées. Françaises, Anglaises, Italiennes « De Agostini » Les prototypes ou modèles « bon à tirer » sont dispersés à l’encan depuis 2017 , et après des débuts timides et controversés, les prix s’affirment, le public s’élargit pour arriver à ce record absolu pour un Dinky Toys Chinois.
Cette ID19 , « bon à tirer » pour la collection italienne signée « De Agostini » fut fabriquée à l’usine Norev le 20 mars 2018 – comme souvent, et cela est dù souvent aux écrans d’ordinateurs, le coloris obtenu : jaune Persépolis métallisé est très éloigné du bronze doré escompté, et sa mise sur chaine fut tout bonnement refusée. Cet exemplaire restera unique. Par contrat, Jean-Michel Roulet, directeur de la collection et fervent collectioneur, conserve tous les modèles d’essai.
Exceptionnel par son unicité et aussi par sa flamboyance, ce modèle, estimé de 300 à 500 €, atteindra 2200 € le 19 Mai dernier à Nîmes au terme d’une bataille téléphonique entre deux amateurs déterminés. L’avant-dernier enchérisseur après avoir renoncé et raccroché le téléphone eut même un dernier petit regret et surenchérit derechef par Internet. Il ne remporta quand même pas le « break de Cendrillon » comme nous l’appelions en interne.