







MANGOT. 4 volumes in-4° manuscrits reliés demi-chagrin rouge au chiffre d'environ 1150 folios, entièrement enluminée d'encadrements et de vues, 1822-1886.
IMPORTANT MANUSCRIT ENLUMINÉ
HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DES MANGOT OU MAENGOT, ORIGINAIRES DU POITOU Seigneurs de Surgères et de Dampierre sur Boutonne, de Melle, la Flocelière, de Cerizay et de Granges, de Saint Paul et d'Ambrières, Ballon, de Lives et de la Charnière, de Villeran et d'Orgères de Villarceau et de Villequoi, de Granges et de Pychenin, de La Gord, de Montfernier et de Puyguyon, de la Grégorière, des Bigotières et de la Fouchardière recueillie, mise en ordre, écrite et illustrée d'après Titres, Manuscrits, Chartes et Mémoires par mon père PIERRE MARIE VICOMTE DE MANGOT D'ORGÈRES et par moi MICHEL ANGE ADOLPHE VICTE MANGOT D'ORGÈRES depuis 1822 jusqu'en l'année 1866.
Manuscrit calligraphié, ornementé et aquarellé à la main, exécuté entre 1830 et 1882. Ensemble de 4 forts volumes in-4° oblong d'environ 1150 ff° calligraphiés et peints au recto, montés sur onglets, reliure de la fin du XIXème siècle demi-chagrin rouge, plats de percaline chagriné rouge ornés de filets et de grands monogrammes couronnés dorés aux chiffres couronnés MO,MS,MM,MG,MF,MD,MV, dos à nerfs ornés de caissons de filets dorés. (Mors supérieur du t. II déboîté, sinon parfaite condition).
Somptueux travail, fruit de quarante années de recherches généalogiques, topographiques et artistiques, réalisé par deux générations dont les portraits ont été dessinés à la mine de plomb en tête de l'ouvrage par le Comte Frédéric d'Houdetot.
L'initiateur de ce travail est Pierre Marie MANGOT, vicomte d'Orgères, architecte à Chaumont (52), qui fait remonter sa généalogie aux origines de l'importante famille féodale des MAINGOT de SURGÈRES dont on trouve trace dans les titres dès le Xème siècle. Il est né le 3 janvier 1762 à Paris, époux en seconde noces en 1800 de Joséphine Madeleine Aglaé LANCRET, fille de Nicolas, architecte, et de Geneviève VINACHE de MONTBLANC, petite nièce de Nicolas LANCRET, peintre et conseiller du Roi. Ancien élève du peintre illustrateur LE BARBIER, il vit chez son beau-père avec lequel il collabore avant d'aller se fixer chez son fils dans l'Yonne au château de Lordereau, commune de Malicorne (aujourd'hui Charny Orée de Puysaye) où il décède le 25 mai 1846
Son fils Michel Ange Adolphe MANGOT d'ORGÈRES, également architecte, qui a suivi à Paris des cours d'astronomie, de peinture et d'ornement, par ailleurs maire de Malicorne, va donner au projet de son père une ampleur exceptionnelle en se livrant à des recherches érudites et surtout en en illustrant la totalité de son millier de pages d'extraordinaires enluminures. « Avec tous les documents imprimés et manuscrits qu'il recueille dans les bibliothèques du royaume et des communes, des livres de famille, les renseignements puisés dans les souvenirs de son père, faisant des excursions dans tous les lieux où ont vécu ses ancêtres, des dessins des anciens châteaux, des abbayes, des villages, des églises, des pierres tumulaires, il s'occupe à écrire et à orner et dessiner une histoire complète des Mangold, Maengot ou Mangot depuis les temps reculés jusqu'à nos jours » Né le 3 octobre 1801 à Chaumont, marié le 5 septembre 1832 à Paris (6e) avec Sophie Jeanne Henriette LAURENT de SAINT-JULIEN. Il décède au château de Lordereau le 20 octobre 1889.
En introduction de son ouvrage, dédié à son fils unique, il avait précisé «Cette histoire généalogique n'est pas faite pour être publiée mais pour servir de renseignemens aux membres de ma famille (…) en lisant les belles actions de leurs ancêtres les descendants apprendront à se montrer dignes de leur race». L'avenir ne devait pas répondre à ce souhait. Son fils, dont le portrait est également dessiné par le comte d'Houdetot, Claude Pierre Frédéric Albert MANGOT d'ORGÈRES, sous-préfet de Villefranche de Lauragais, né le 07 juillet 1833 à Paris et décédé le 17 juin 1893 à Delle s'était marié le 21 août 1855 à Moulins avec Prospère Marie Anna de CHAMPFEU. Il n'eut qu'une fille Jeanne MANGOT d'ORGÈRES née à Malicorne le 27 février 1857, mariée en 1882 avec le baron Achille d'EXEA et décédée à Peyra sur l'Hers (Aude) le 16 avril 1948, dernière du nom. Le précieux manuscrit sort ultérieurement du cercle familial pour apparaître sur le marché le 17 novembre 1991, à l'hôtel des ventes d'Argenteuil.
L'auteur a terminé le recueil par le dessin d'un monument funéraire où la date de sa mort en 1889, laissée en blanc, a été complétée. La page suivante porte cette ultime inscription dans une draperie soutenue par des angelots : Fin de la généalogie, Fin de la famille.
Artiste de grand talent, Adolphe MANGOT d'ORGÈRES, a donné à son travail une forme extraordinairement décorative en enchâssant son texte généalogique dans des éléments décoratifs à l'aquarelle, à la gouache, à la plume, au lavis et à l'or, tirés de manuscrits anciens, de recueils d'architecture, d'orfèvrerie ou de céramique, ainsi que d'ornementalistes célèbres, dont-il référence l'origine et la date d'achèvement en lettres microscopiques dissimulées dans les marges. Ses encadrements décoratifs, tous différents et d'une extrême variété et finesse d'exécution ménagent des espaces où sont incorporées ses textes, illustrés, outre de quelques portraits et de scènes, par environ 270 vues de villes, villages, abbayes, châteaux, et détails d'architecture, qui se rattachent à l'histoire de la Maison des Maingot de Surgères et de leurs diverses branches, dont la plupart ont été peints sur le motif.
Ces vues sont situées principalement dans les provinces d'Aunis, Saintonge, Poitou et Touraine. Si quelques dessins topographiques procèdent d'une reconstitution ou d'une interprétation, la plupart sont d'une grande précision, constituant un précieux reportage iconographique de haute valeur documentaire et artistique. Villages, églises, châteaux et monuments divers, dont beaucoup sont aujourd'hui disparus ou ont subi de profondes modifications, ont été peints d'après nature et sont ainsi fixés dans leur état de la seconde moitié du XIXème siècle. On relève (pour autant qu'il a été possible de les identifier) environ 44 vues situées en Charente-Maritime, 25 en Deux-Sèvres,16 en Indre-et-Loire, 15 dans la Vienne, 14 en Vendée, 12 en Eure-et Loire, 17 dans l'Yonne, 8 à Paris, 5 en Loire Atlantique, 6 dans les Yvelines, 4 en Mayenne, 4 en Maine-et-Loire, 4 dans la Sarthe, 4 en Calvados, les autres, isolées, se répartissant dans 25 autres départements.
"Descriptif complet sur demande auprès de l'étude donnant la liste des 270 vues de lieux figurés".
Visible du 12 au 21 mai sur RDV au bureau Groupe Rougemont (01 42 46 05 29) : 3 Cité Rougemont, 75009 PARIS
Estimation : 25 000 € à 30 000 €