STANISLAS LÉPINE ET EUGÈNE BOUDIN | IVOIRE TROYES

Stanislas Lépine ne décevait pas les attentes de ses admirateurs ce samedi 29 janvier à Troyes.

STANISLAS LÉPINE ET EUGÈNE BOUDIN

La maison Boisseau-Pomez OVV y proposait une belle toile nocturne, représentant un Clair de lune sur la Seine au pont Royal que l’on ferraillait jusqu’à 24 000 €. Bien que normand et natif de Caen, Lépine a surtout vécu à Paris où il puise mille motifs d’inspiration ; il a peint la capitale sous toutes ses coutures, à toutes les saisons. Mais ce qui le fascine le plus, ce sont les quais de la Seine, représentés à d’innombrables reprises, en y incluant les monuments célèbres, de manière fort discrète car ceux-ci n’apparaissent souvent que dans un coin de la toile. Notre tableau ne coupe pas à cette habitude, en décrivant de manière poétique le pont Royal, situé à la hauteur du Louvre.
On devine dans l’atmosphère nocturne, quelque peu nébuleuse, la silhouette massive du pavillon de Flore sur la gauche, qui cède la vedette à l’animation et à l’éclairage du quai, lui faisant face. Accompagnant ce précurseur de l’impressionnisme, Eugène Boudin était aussi présent à Troyes, grâce à un pastel dépeignant une Étude de ciel, partagé entre nuages effilochés et bleu azuréen, au-dessus d’un paysage presqu’abstrait. Il vous fallait tout de même compter 17 000 € pour cette étude.

Pour soutenir ces deux ténors de la peinture de plein air, un exceptionnel orgue de barbarie à 38 touches de marque Fratti jouait aussi contre 9 000 €, alors qu’un automate Roullet-Decamps, Fumeur à la grosse tête s’agitait en cadence pour 4 800 €.

TROYES, SAMEDI 28 JANVIER. BOISSEAU-POMEZ OVV.
LOUVENCOURT ET SEVESTRE-BARBÉ.

 

LA GAZETTE DROUOT N° 5 DU 3 FÉVRIER 2017

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